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Café-théâtre Les Minimes

Toulouse

CONTACT

 

 

DURANT TOUT L'ETE

du mercredi au samedi à 21H

 

theatre toulouse spectacle j habite chez ma cousine

Pièce de

Mouhamed BOUNOUARA

(Les Glandeurs Natures)

mise en scène

Xavier VUITTON

 

avec

Lucille et Carole

BARBIER

 

Ghislaine est parisienne.

Janine est toulousaine.

 

Ghislaine est sophistiquée.

Janine est rustique.

 

Ghislaine est hyper maniaque.

Janine est capharnäumique.

 

Quand Ghislaine dit "Ah, c'est la cata...!"

Janine répond "Ah, Kunamatata !!!"

 

Et pourtant, Ghislaine et Janine sont cousines. Alors un beau jour... et pour notre plus grand plaisir, Janine débarque chez Ghislaine...

 

TARIFS :
16€ plein tarif
14€ tarif CE partenaires
12€ tarif Abonnés

8€ les mercredis pour les -26 ans

 

Voir les tarifs

 

LE PUBLIC EN PARLE :

Le 27 aout 2011 :

Suite à ma venue hier, j'ai un énorme souci : J'ai mal aux abdos ! Trop de rires et de belles émotions. 2 actrices exceptionnelles ! on en redemande, vive la Crise........... de Rire !!!! Bravo et merci les frangines pour cette excellent soirée.

 

Le 1 aout 2011 :

Une excellente soirée passée en famille avec 2 enfants de 8 et 12 ans qui ont beaucoup apprécié et ri : une première partie terrible avec un jeu des comédiennes excellent ! Le bar était bienvenue et merci pour cette très bonne soirée !

 

Le 9 juillet 2011 :

Un grand moment de rigolade, bravo à ces deux comédiennes pour leur superbe prestation !

 

theatre toulouse intro j habite chez ma cousineLe 7 juillet 2011 :

Merci à Ghislaine et Janine de nous avoir fait passer un si bon moment ! Ces deux comédiennes ont une énergie communicative. On ri du début à la fin.

 

Le 5 juillet 2011 :

Un très bon moment , excellent jeu d'actrice de la part de ces deux soeurs. Beaucoup d'humour, une très bonne symbiose sur scène et comme toujours, un accueil très sympathique de la part des membres du café-théâtre.

Le 15 juin 2011 :

Encore une très bonne soirée, les deux soeurs sont supers , nous avons bien ri !!! On revient la semaine prochaine !!!! Merci les Minimes pour tous ces instants de détentes et de rires ! Famille bolo / martinez

 

Le 15 juin 2011 :

Une soirée "imprévue" avec beaucoup d'humour, des rires du début à la fin de la pièce. Vous êtes fascinantes ! Bravo !!!! J'ai été conquise, je vous feras de la publicité sur mon mur de mon facebook, ça c'est sûr. A la fin, on en veut encore. On n'a pas envie que ça s'arrête. Une grand bravo !!! Et puis fonsegrives... moi qui habite Drémil-Lafage c'est génial !!! Il fallait y penser... Habituellement je n'apprécie pas un remix mais là je reviendrais avec beaucoup de plaisir. Audrey Artico

 

LA PRESSE EN PARLE :

Le 18 juin 2011 :

Un cas d'hypervitaminose

 

Lamartine avait raison, un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Ou peu s'en faut. Il aura suffi de la défection d'une comédienne pour contraindre le café-théâtre Les Minimes a avancer d'une semaine la programmation de J'habite chez ma cousine, d'un Mohamed Bounouara à qui l'on doit déjà Les glandeurs nature. Le risque d'impréparation, toutefois, était faible : la pièce s'est déjà jouée au même endroit début mars lors du Festival des Arts au Féminin, ravissant quelques privilégiés d'un soir ; et les soeurs Barbier y mettent tant d'entrain que le rugissement de rire fut dès la première le niveau minimum d'hilarité. A ce degré-là ce n'est plus de l'énergie, mais un cas rare d'hypervitaminose...

"Tu viens faire la poule avec moi ?" [...]theatre toulouse duo j habite chez ma cousine

On a déjà vu ça quelque part... Ghislaine – merci de prononcer "guilène", à la parisienne, et non un "jisselène" fleurant bon la médiocrité provinciale – comédienne branchée et quelque peu hyperactive, reçoit entre repassage et brosse à dent un coup de fil de sa maman ("Oui Maman, je mange...") lui annonçant le débarquement prochain de sa cousine Janine en provenance directe de Fonsegrives, Haute-Garonne. Cata et même strophe ! quand Ghislaine n'attend que le samedi à venir, son Arnaud qui ne l'appelle jamais et plus encore les producteurs qui doivent l'accompagner.
Voici Janine : abondante et rustique, débarquant avec jambon, magret et une cage à oiseau enfermant un Ken tout marri – oui, celui de Barbie. Ne jurant que par le bon sens de Tata Maïté, de Mamie Rosine et la cuisine à la graisse d'anatidé accompagnée de ce qu'il faut de paingue. D'une culture toute agricole et ponctuant ses nombreuses bévues de salves de "Oh, qu'est-ce que je suis gourdasse !" Pis que tout, heureuse d'être là et toute prête à trouver emploi et appart' en deux jours. A Paris.
Une qui l'est moins, heureuse, c'est Ghislaine. C'est qu'elle a fort à faire entre les illusions fonsegrivoises à démonter, l'enthousiasme débordant (et les accolades de camionneur) de Janine à canaliser, les difficultés de traduction du haut-garonnais au franglais branché et retour, une éducation vestimentaire, diététique et environnementale à reprendre de zéro et l'on en passe.
Vient le samedi fatidique. Janine est toujours là ; Arnaud, lui, n'y est pas. Alors on lichetrogne la boutanche de rouquin bio, on perd la boule on se dit tout, même ce qui fait mal à envoyer ou avouer... Jusqu'à ce que sonne la sonnette : ah ben zut, v'là Arnaud.

[...] "Non, c'est la shame. – Pas la chienne : la poule !"

On a déjà vu ça quelque part... Deux personnages fortement caractérisés (voire caricaturaux), complètement opposés dans leurs caractères et/ou leurs modes de vie et dûment contraints par les circonstances à cohabiter pour le mieux en dépit de leurs différences. Les chafouins parleraient avec commisération de "situation éculée" et ils auraient raison – à ceci près que la commisération n'est plus de mise dès lors que texte, mise en scène et jeu en tirent le meilleur malgré l'éculement.
Le texte ? Au-dessus de la moyenne du genre avec un jeu de répliques tirant certes de vieux ressorts, mais de son cru et à haute teneur en comique. Au-dessus encore par les nuances de rapports qu'il confère à ces deux cousines moins opposées par nature que séparées par leurs choix, par quelques accents dramatiques échappant à l'artillerie lourde de la caricature au profit de l'humanité des caractères. Au-dessus enfin par une fin digne du nom de chute, mais tout de même un poil ambiguë.
La mise en scène : capable d'exploiter les nuances précitées et, comme il se doit, dépourvue du moindre temps mort. On voit mal au demeurant comment elle pourrait s'égarer dans un tempo mollasson, tant les soeurs Lucille et Carole mettent d'énergie à leurs rôles. On cherchera en vain grandes galopades, outrances gestuelles et mimiques (bon, un tout petit peu quand même) ou frénésies faciles ; on garde pourtant de ce pas de deux la sensation d'une grande bourrasque comique, d'une gigue débridée, d'une folle farandole menée poignée dans le coin. Hypervitaminées, on vous dit...
Ce qui ne suffirait toujours pas si le tandem Barbier ne fonctionnait aussi bien. A Carole/Janine, forcément, le tempérament comique à gros bouillons, les pataquès hénaurmes, les blagues à deux balles et un seul degré, l'improvisation au besoin. A Lucille/Ghislaine, comédienne de bel aloi, l'expression des sentiments plus relevés et les ressorts cachés de scènes frôlant parfois la mise en abyme. Au deux un équilibre de rendu qui sait marquer le trait sans le forcer, une familiarité et une connivence partagée auxquelles le spectacle doit beaucoup, dans le rire comme dans l'humanité.
Si Maman appelle ("Oui Maman, je mange..."), ne raccrochez pas !

Jacques Olivier Badia - Le Clou dans la Planche